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Comment vérifier l’attestation décennale d’un couvreur

Conseil de couvreur · 29 juillet 2026

Comment vérifier l’attestation décennale d’un couvreur

Avant de signer un devis de toiture, une vérification devrait devenir un réflexe : celle de l’attestation d’assurance décennale du couvreur. Ce document conditionne votre protection pendant dix ans après la fin des travaux. Or, entre les attestations périmées, celles qui ne couvrent pas la bonne activité et, plus rarement, les faux documents, un simple coup d’œil ne suffit pas. Voici, point par point, comment vérifier une attestation décennale et reconnaître un document fiable.

La garantie décennale en quelques mots

Tout constructeur qui réalise des travaux de construction est responsable, pendant dix ans à compter de la réception, des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. En toiture, cela vise typiquement une couverture qui laisse passer l’eau de façon durable, une charpente qui se déforme ou une étanchéité de toit plat défaillante. Pour pouvoir indemniser ces dommages, l’entreprise doit souscrire une assurance de responsabilité décennale avant l’ouverture du chantier.

Concrètement, si un sinistre de cette nature survient, c’est l’assureur de l’entreprise qui finance les réparations, même si l’artisan a cessé son activité entre-temps. D’où l’importance de vérifier que l’assurance existait bien, et couvrait bien vos travaux, au moment où le chantier a démarré. Nous expliquons plus en détail notre engagement sur la page consacrée à la garantie décennale.

Où trouver l’attestation ?

La loi impose aux professionnels soumis à l’obligation d’assurance décennale de joindre l’attestation à leurs devis et factures. Si elle n’accompagne pas le devis que vous avez reçu, demandez-la : un artisan correctement assuré la transmet sans difficulté. Un refus, une réponse évasive ou la promesse de « l’envoyer plus tard » doivent vous alerter.

Les mentions à contrôler une par une

Ce que doit comporter l’attestation

  • Le nom ou la raison sociale exacte de l’entreprise et son numéro SIREN
  • Le nom et les coordonnées de l’assureur
  • Le numéro du contrat d’assurance
  • La période de validité, qui doit couvrir la date d’ouverture du chantier
  • La liste des activités couvertes, dont celles prévues au devis
  • La zone géographique couverte et, le cas échéant, les plafonds

L’identité de l’entreprise

Comparez le nom, l’adresse et le numéro SIREN de l’attestation avec ceux du devis. Ils doivent correspondre exactement. Vous pouvez vérifier l’existence de l’entreprise et son activité déclarée sur les annuaires officiels des entreprises en saisissant son SIREN. Une attestation au nom d’une autre société, même « partenaire », ne vous protège pas.

La période de validité

Une attestation est généralement valable pour une année civile ou une période d’un an. Ce qui compte, c’est que le contrat soit en vigueur à la date d’ouverture du chantier. Une attestation de l’année précédente ne prouve rien pour un chantier qui démarre aujourd’hui : demandez la version à jour.

Les activités couvertes

C’est le point le plus souvent négligé. L’assurance ne couvre que les activités listées dans le contrat. Un artisan assuré pour la « couverture » ne l’est pas forcément pour la charpente, l’étanchéité de toiture-terrasse ou la pose de panneaux solaires. Vérifiez que chaque poste du devis correspond à une activité mentionnée : si votre projet comprend une étanchéité de toit plat ou une reprise de charpente, ces activités doivent apparaître.

L’assureur lui-même

L’assureur doit être autorisé à exercer en France. Les compagnies françaises sont bien connues ; pour une compagnie étrangère intervenant en libre prestation de services, vous pouvez vérifier son autorisation sur le registre public tenu par l’autorité de contrôle des assurances. Méfiez-vous des assureurs inconnus, sans site ni coordonnées vérifiables.

couvreur toiture
Une toiture réalisée par une entreprise assurée vous protège dix ans après la réception

Contacter l’assureur : la vérification la plus sûre

La méthode la plus fiable reste d’appeler ou d’écrire directement à l’assureur, en utilisant les coordonnées trouvées sur son site officiel (et non celles inscrites sur l’attestation, qui pourraient être falsifiées). Indiquez le numéro de contrat et le nom de l’entreprise, et demandez si le contrat est en cours et s’il couvre l’activité concernée. Les assureurs répondent généralement à ce type de demande.

Les signaux d’alerte

Ce dernier cas est malheureusement fréquent après les tempêtes et les épisodes méditerranéens : des entreprises de passage proposent des travaux urgents, encaissent un acompte et disparaissent, ou réalisent des réparations sans assurance. Prenez toujours le temps de vérifier, même lorsque la situation est pressante : un bâchage provisoire permet de protéger la maison le temps de comparer.

Conservez les documents

Gardez l’attestation, le devis signé, les factures et le procès-verbal de réception (ou tout document attestant la date de fin des travaux) pendant au moins dix ans. En cas de vente de la maison dans ce délai, ces pièces sont transmises à l’acquéreur, qui bénéficie à son tour de la garantie. En cas de sinistre, elles vous permettront d’agir rapidement auprès de l’assureur.

Chez Couvreur La Roquette-sur-Siagne RB, l’attestation est jointe à chaque devis. Si vous préparez des travaux de toiture, demandez votre devis gratuit : vous recevrez les documents nécessaires pour vérifier vous-même tout ce qui est décrit dans cet article.

Questions fréquentes

La garantie décennale couvre-t-elle une simple réparation de tuiles ?

Elle couvre les dommages graves qui affectent la solidité ou l’usage de l’ouvrage. Pour de petites interventions d’entretien, c’est surtout la qualité du travail et la responsabilité contractuelle de l’artisan qui entrent en jeu. Demandez dans tous les cas l’attestation à jour.

Que faire si l’artisan n’a pas d’assurance décennale ?

Ne signez pas. Travailler sans cette assurance alors qu’elle est obligatoire expose l’entreprise à des sanctions, et vous prive de recours efficace en cas de sinistre grave. Orientez-vous vers une entreprise qui fournit une attestation valide.

À partir de quand court le délai de dix ans ?

À partir de la réception des travaux, c’est-à-dire le moment où vous acceptez l’ouvrage, avec ou sans réserves. D’où l’intérêt de formaliser cette réception par écrit et de conserver le document.

L’attestation doit-elle mentionner mon chantier ?

Pas nécessairement. Une attestation annuelle couvre l’ensemble des chantiers ouverts pendant sa période de validité, pour les activités listées. Certaines entreprises fournissent aussi une attestation nominative par chantier, mais ce n’est pas systématique.

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